FOIRE AUX QUESTIONS

(Rubrique établie par le Docteur Jacques Lacaze, qui a été un des principaux collaborateur d’André GERNEZ)

MàJ: 05/03/2015

QUI EST CONCERNE PAR LA PRÉVENTION ACTIVE,

La masse d’un cancer est visible à partir d’un milliard de cellules : qu’en est-il pour un PET scan et pour les marqueurs ?

 Un cancer ne peut être détecté, avec les moyens, d’imagerie médicale, qu’à partir de la masse de 1 gramme, c’est-à-dire 1 cm3, c’est-à-dire 1 milliard de cellules. La plupart des marqueurs biologiques sont modifiés à un stade encore plus avancé. Ils ne sont utiles que pour suivre l’évolution d’un cancer sous traitement.

 – Puisque le cancer est indétectable avant la taille d’environ 1 cm c’est-à-dire au bout d’environ 8 ans de développement caché, comment savoir qu’il y a un cancer qui évoluerait depuis par exemple 4 ans ? Et donc comment choisir et doser un traitement ?

La réponse est simple – et elle est donnée dans la brochure sur la prévention active du cancer – il n’y a pas de moyen de savoir si un cancer se prépare avant l’émergence clinique. C’est la raison pour laquelle nous préconisons une prévention active pour tout le monde à partir de 35-40 ans. Cette forme de traitement a été choisie pour non seulement permettre de supprimer d’éventuels micro-cancers, mais aussi pour contribuer à améliorer l’état général. L’antimitotique préconisé: l’hydrate de chloral est tout à fait suffisant pour réaliser cette fonction, la dose nécessaire étant proportionnelle au nombre de cellules cancéreuses à détruire, un nombre encore relativement peu important pour un micro-cancer en formation. Si la prévention débute après cet âge, il est préférable d’utiliser des produits plus actifs.

A partir de quel âge est-il souhaitable de démarrer le protocole de prévention active du cancer ? J’ai 25 ans, n’est-ce pas trop tôt ?

Des courbes d’incidence des cancers ont été établies. Actuellement, cette courbe décolle – le nombre de nouveaux cancers devient significatif – autour de 35-40 ans. Il faut donc idéalement débuter la cure vers cet âge. Comme de toute façon, la cure a une action de prévention des maladies cardio-circulatoires et incite à s’occuper sérieusement de sa santé, il est bon de la mettre en route vers cet âge. Mais ce n’est pas contre-indiqué plus tôt.

J’ai 65 ans, et je découvre votre protocole de prévention active du cancer. N’est-il pas trop tard pour le faire ?

Le risque d’avoir un cancer augmente avec l’âge. La mise en place du protocole de prévention active est intéressante à 65 ans. Mais il faut attendre e général 6 à 7 ans pour être sûr qu’aucun cancer n’était en route à sa phase non-détectable au moment de la mise en place du protocole. Et de toute façon, il est bénéfique pour l’état de santé général. Il est recommandé, quand on commence à cet âge, de faire un premier protocole plus actif, au cas où il y aurait déjà des micro-tumeurs à des stades assez avancés, étant donné que la cure préventive qui les aurait éliminées n’a pas été commencée plus tôt.

 – Après un cancer qui a été soigné par un traitement classique (chimiothérapie) et qui est considéré comme guéri, est-il intéressant de suivre le protocole de prévention active des cancers pour éviter une récidive quelques années plus tard ?

Après un traitement d’un cancer, il est tout à fait impératif de suivre un protocole de prévention, mais avec un traitement antimitotique plus actif que l’hydrate de chloral pendant plusieurs années, avant de passer à deux fois 2 ou 3 mois par an (au printemps et à l’automne). Un cancer est détecté à une phase avancée de son évolution. Il a une vie sans être détectable d’au moins 6 ans. Après un traitement classique, on ne le détecte plus avec les moyens classiques, mais ça ne veut pas dire qu’il n’y ait pas encore des cellules cancéreuses qui persistent, d’où les « rechutes » dans la maladie d’un organisme endommagé et affaibli par le traitement classique et ses séquelles.

 – Depuis trois ans, je suis en récidive de mon cancer. Est-ce que le protocole de prévention active peut avoir un quelconque effet ?

Vous ne vous trouvez plus dans le cadre de la prévention active, mais dans celui du traitement. Le Docteur Gernez a préconisé depuis de nombreuses années, en particulier dans ce cas, de tarir la sécrétion d’hormone de croissance, par une radiothérapie à faible dosage sur l’hypophyse. Malgré plusieurs tentatives de la part de personnes concernées, en France cette méthode n’est pas acceptée. Notre mobilisation est nécessaire et des actions doivent être entreprises auprès des autorités, des radiothérapeutes, des services de cancérologie, pour qu’enfin cette méthode soit acceptée.

 – Une personne qui pratiquait en grande partie la naturopathie depuis de longues années, alimentation 80% végétale, des jeûnes, des monodiètes, est pourtant morte d’un cancer. Comment peut-on expliquer que le cancer se soit développé ?

C’est l’apport fondamental du Docteur Gernez. La proposition de cures annuelles, avec élimination en fin de cure des micro-cancers que le jeûne n’a pas détruits, repose sur le fait que, en gros, 30 % des cancers ont une origine génétique et que la diététique aussi solide qu’elle soit est impuissante à régler la plupart des cas relevant de ces 30%. D’autre part, même en faisant attention à la prévention passive c’est-à-dire en évitant les produits cancérigènes, une personne peut être malgré tout exposée à une pollution importante et durable, dont la toxicité dépassera l’efficacité des jeûnes et d’une bonne diététique. Alors, et en particulier selon la localisation de la tumeur, l’issue peut être fatale. Les expérimentations sur les animaux, celles dont nous demandons toujours la publication, ont montré que la réduction alimentaire protégeait environ 46 % des animaux du cancer, avec l’ajout de vitamines et d’oligo-éléments, la protection montait à environ 72 % et avec la médication terminale à l’hydrate de chloral, la protection atteignait le chiffre remarquable de 94 %. Vous comprenez alors qu’avec une bonne hygiène de vie et une bonne diététique, la protection ne serait que d’environ 50 %, ce qui est déjà beaucoup, mais demeure insuffisant et peut expliquer pourquoi cette personne pratiquant la naturopathie est malgré tout décédée d’un cancer. Avec les vitamines et les oligo-éléments, la phase médicamenteuse terminale et la cure annuelle répétée chaque année à partir de 35 ans, la protection est plus importante. C’est la raison pour laquelle, la cure de prévention active du cancer s’adresse absolument à tout le monde.

SUR LA DIÈTE INITIALE.

Un jeûne sur 20 ou 30 jours. Est-ce que je ne risque pas de m’affaiblir et de perdre trop de poids ?

Pas du tout. Il s’agit d’un jeûne relatif, autrement dit d’une diète. Il ne s’agit pas d’une privation complète de nourriture, de ne pas manger du tout, tel que cela se pratique dans un jeûne au sens strict. Il s’agit d’effectuer une réduction alimentaire pour obtenir une perte de poids de l’ordre de 3 à 5% de votre poids actuel. Cette diminution alimentaire, doit surtout porter sur les glucides rapides et lents. Ce qui a pour effet de mettre votre organisme en acidose métabolique. Beaucoup de cellules cancéreuses meurent car l’acidose métabolique empêche l’assimilation du sucre. Et ces cellules cancéreuses ne peuvent vivre qu’en utilisant du sucre.

Vous proposez un protocole de prévention active du cancer en trois étapes. Est-ce que je peux éviter de faire le jeûne relatif et ne prendre que les vitamines par exemple?

Le jeûne relatif est indispensable. C’est un moyen très important pour défavoriser les cellules cancéreuses dans la compétition avec les cellules normales et donc de renforcer votre organisme.

Selon les sources d’informations, le jeûne relatif peut aller de 20 jours à 40 jours. Quel est le temps nécessaire pour que l’état d’acidose soit vraiment efficace ?

Le protocole comprend 3 aspects : une réduction alimentaire pour mettre l’organisme en acidose, ce que n’aiment pas les cellules cancéreuses. Au bout d’une vingtaine de jours, il y a déjà une acidose métabolique. L’observation des jeûnes traditionnels de différentes civilisations montre qu’il dure en général 40 jours. Ce n’est sans doute pas par hasard, c’est pourquoi la durée de 40 jours est en général retenue. Le protocole doit être adapté par chacun. Il n’y a pas de règles strictes à édicter. Nous sommes tous différents. Il faut vraiment se défaire des idées inculquées par la médecine moderne de chiffres, de chiffres et encore de chiffres, sur la tension artérielle, du poids (qui ne se mesure pas en grammes !), sur le cholestérol, sur la glycémie, etc., etc. et de statistiques. Heureusement nous ne fonctionnons pas de cette façon. Il y a des principes à respecter pour réaliser une prévention active et pas de règles strictes. Je rappelle ces principes :

. une réduction alimentaire permettant une perte de poids d’au moins 3% (mais variable avec la personne : une personne plutôt enveloppée aura intérêt à perdre plus, etc.) pour mettre l’organisme en acidose,

. une complémentation en vitamines et oligo-éléments qui favorisent les cellules saines et défavorisent les cellules cancéreuses,

. une éradication avec une très faible dose d’antimitotique pour éliminer les cellules mutées et potentiellement cancéreuses qui se produisent en très grand nombre chaque jour. Pour optimiser l’effet du produit anti mitotique, il est conseillé de prendre un produit qui bloque les divisions cellulaires comme la colchicine, puis un produit qui les fait redémarrer comme la cortisone.

Je fais 50 kg, combien de temps dois-je faire la restriction alimentaire ?

Encore une fois pas de règles possibles. Il faut tenir compte de votre activité physique, de votre état de fatigue, de l’importance de la perte de poids. En sachant toutefois, qu’une restriction alimentaire modérée comme celle qui est préconisée dans le protocole n’a jamais conduit quelqu’un à l’hôpital.

Dans la brochure, la réduction alimentaire doit être d’un tiers et dans ce but, on préconise de prendre 1 seul repas et une collation. Ne se rapproche-t-on pas plutôt des 2/3 tiers de la ration alimentaire si on suit ce protocole ?

C’est la quantité et la QUALITE des aliments qui est à prendre en compte. La proposition de faire un seul repas et une collation est là pour donner une idée. Mais la vôtre est tout aussi bonne ! Chacun doit adapter à ses habitudes, à ses possibilités en fonction de son travail et d’ailleurs l’intensité du travail est à prendre en considération.

 – Peut-on prendre deux repas légers par jour, au lieu d’un seul repas et une collation, et respecter quand même le protocole ? Qu’entend-on par collation ?

L’essentiel est de diminuer les apports alimentaires d’une façon suffisante pour obtenir un amaigrissement d’environ 3 à 5% en fonction de la corpulence. Les personnes en excès de poids peuvent bien sûr faire une restriction plus sévère. Parler d’un seul repas et d’une collation est une proposition : à chacun d’adapter. Par collation nous entendons un repas léger. Si bien que « prendre deux repas légers » revient à dire prendre deux collations, c’est-à-dire manger moins que ce que nous proposons ! Nous recommandons bien un repas complet et une collation chaque jour de la cure pendant toute la première période de diète, c’est-à-dire pendant trente jours. Mais si vous êtes en excès de poids et que vous suivez un régime amaigrissant… à chacun d’adapter, sous le contrôle et avec le conseil de son médecin.

 –  Je fais le protocole depuis plusieurs années et je suis à la lettre les recommandations du protocole. Je constate que ma diminution de poids est en général de 5 à 6 kilos, ce qui représente plutôt une diminution de 8% du poids corporel. Je ne comprends pas comment on peut perdre seulement 3% en suivant le protocole. Comment l’expliquez-vous

Aucun d’entre nous n’est identique à un autre. Le chiffre de 3% est donné comme repère. Nous connaissons tous des personnes qui mangent comme 4 sans jamais prendre un gramme et d’autres qui prennent du poids suite au plus léger « écart ». Et nous avons chacun d’entre nous des habitudes de vie très différentes. Le protocole est aussi une question de bon sens et d’adaptation à la morphologie et à la vie de chacun. Et par ailleurs, un jeûne avec amaigrissement est un excellent moyen d’améliorer sa santé.

 – Les amidons sucres lents doivent-ils aussi être réduits ?

Il faut réduire et même si c’est possible supprimer durant la cure tous les sucres rapides en priorité absolue, mais aussi les sucres lents. C’est-à-dire qu’il faut privilégier les aliments ayant l’indice glycémique le plus bas, en évitant au maximum ceux qui ont un indice glycémique élevé. Les cellules cancéreuses ont un besoin vital de sucre pour survivre. De nombreux travaux, montre aujourd’hui que la consommation de lipides est favorable à la santé. Donc, ne pas oublier avocat et huile de coco, durant la cure et toute l’année.

Le sens de la citation de Warburg   de la brochure sur le cancer n’est pas clair : le sucre de canne est-il plus néfaste que le fructose ou le glucose ?

Cette notion, suite aux travaux de Warburg, et reprise par des diététiciens, à  que le sucre de canne n’a pas les inconvénients du sucre de betterave : saccharose dédoublé rapidement en glucose doit être relativisée. Au moins pendant la cure, il faut supprimer tous les sucres rapides. Le mécanisme est que les cellules cancéreuses ont besoin de glucose et vivent en anaérobie (sans oxygène). Il faut les priver au maximum de glucose et apporter de l’oxygène qui favorise les cellules saines. L’essentiel est de retenir qu’il importe d’éliminer au maximum de notre alimentation les produits riches en sucre de betteraves, ainsi que les produits à indice glycémique élevé et de privilégier l’utilisation de sucre de canne.

 – L’huile et l’alcool sont interdits, mais 1 ou 2 verres de vin à table possibles. Pourrait-on clarifier quelque peu le protocole ?

Une consommation de vin rouge de préférence AUX REPAS est vivement conseillée et est très positive. La campagne anti-vin sous couvert d’agir contre l’alcoolisme est stupide. C’est la consommation d’apéritifs et de boissons alcoolisées en dehors des repas qui est néfaste. Il faut le dire autour de vous : boire deux verres de vin à chaque repas est très favorable à la santé et constitue un bon moyen – à condition de commencer tôt – de prévenir la maladie d’Alzheimer. Ne tombons pas dans le piège imbécile qui consiste, sous prétexte que quelques inconscients roulent à 200 à l’heure sur des routes nationales, à taxer lourdement grâce aux fameux radars les personnes qui roulent à 92 au lieu de 90 km/h. Les campagnes anti-alcool qui prennent comme prétexte les très gros consommateurs – ceux qu’on appelle alcooliques – pour déconseiller la consommation régulière et aux repas de vin sont aussi stupides et néfastes. Concernant la consommation de lipides, de plus en plus de travaux obligent à changer de point de vue.

A propos de la cure magnésienne, vous écrivez que l’usage d’alcool est à exclure alors que  vous recommandez 1 à 2 verres de vin rouge par repas ?

L’effet du vin rouge durant les repas est démontré par de nombreux travaux. Nous déconseillons, et ceci d’ailleurs d’une façon générale, la consommation de boissons alcoolisée en dehors des repas. Il est démontré que le vin à faible dose et aux repas est favorable voire très favorable. Vous pouvez d’ailleurs lire dans la rubrique Alzheimer, en bas de la page 1, que « l’alcoolisme alimentaire » a un effet préventif de la maladie d’Alzheimer. Le phénomène est universel et connu sous le nom d’hormèse. Claude Bernard formulait la chose de la façon suivante: « rien n’est poison, tout est poison, c’est la dose qui fait le poison ». L’hormèse se traduit par le fait qui si on compare en fonction de la dose les effets d’un produit sur un organisme : il y a une phase favorable (ou défavorable) puis une phase de plus défavorable voire délétère (ou inversement, en fonction du produit). C’est une notion extrêmement importante utilisée par les homéopathes en particulier et qui est peu ou pas enseignée.

Existe-t-il une liste des médecins prescripteurs qui adhèrent au protocole et le proposent à leurs patients ?

Cette question est souvent posée. Il faut mesurer la situation. La prévention va totalement et frontalement à l’encontre des intérêts des industries faisant des profits sur la maladie (industrie pharmaceutique, de fabrication des appareils etc etc ), des médecins, des hôpitaux privés  etc. Donc elle est soigneusement combattue par les autorités de l’État. Au milieu des années 70 un comité avait été mis en place. Il a recueilli plus de 2000 médecins qui voulaient prescrire ou au moins s’informer. Une violenta campagne a été déclenché et l’affaire en est restée là. L’hydrate de chloral a été interdit. La vaccination qui rapporte des sommes astronomiques est seule politique de prévention largement favorisée. malgré les critiques formulées contre elle  on comprend aisément pourquoi!

Donc, notre action est AUSSI un combat. Il faut aller voir son médecin, essayer de le convaincre. Il n’y a pas d’autres solutions. Si nous nous mobilisons pas, le nombre de personnes atteintes par un cancer ou autres maladies graves (maladie d’Alzheimer etc ) va augmenter inexorablement.

A PROPOS DES PRODUITS DE COMPLÉMENTATION 

La médication de compléments alimentaires est-elle vraiment indispensable ?

Il est démontré par différentes études comme SUVIMAX que les sels minéraux, les oligo-éléments et les vitamines ne sont vraiment efficaces qu’à des doses plus élevées que celles que nous procure notre alimentation. Cela pour de nombreuses raisons, la première étant que notre alimentation est carencée.

 – Vous proposez de prendre de la vitamine A durant le protocole de prévention active du cancer. J’ai entendu dire que cette vitamine pouvait, à une certaine dose, provoquer des cancers. Qu’en est-il ?

La vitamine A ne provoque pas de cancer. Pour comprendre, nous fabriquons à chaque instant des cellules mutées. Ces cellules disparaissent spontanément pour la quasi-totalité d’entre elles. Un cancer apparaît quand une de ces cellules mutées, dans des conditions exceptionnelles, survie et prospère, et va en se divisant rapidement donner un cancer. Les oligo-éléments, les vitamines agissent en favorisant les cellules normales. Ces produits agissent à des doses thérapeutiques connues qu’il faut respecter. Ces doses sont d’ailleurs supérieures aux doses dites physiologiques. Ils permettent simplement, en quelque sorte, aux cellules normales de supplanter les cellules anormales. Mais quand le cancer est évolué leur action peut devenir négative.

LA MÉDICATION TERMINALE

– On entend beaucoup de choses sur l’hydrate de chloral, notamment son effet cancérigène.   Pourquoi alors l’avoir mis dans un protocole de prévention active du cancer ?

Tous les produits actifs contre les cancers sont cancérigènes. Les médicaments anti-cancer sont cancérigènes. L’action d’un produit est fonction de la masse du cancer ou du micro-cancer (avant l’étape de l’émergence clinique). Un anticancéreux léger comme l’hydrate de chloral qui serait insuffisant dans le traitement d’un cancer évolué est suffisant pour annihiler un micro-cancer avec une toxicité quasi nulle. Rappelons que ce produit a été donné, des décennies durant, aux nourrissons, car il composait le sirop Teyssedre, utilisé très largement par les mamans. Et encore chez le jeune enfant comme sédatif avant une opération.

 – La prescription d’hydrate de chloral est différente selon les sources. 1 gramme par jour pour J. P. Willem, 500 mg par jour dans Enquêtes de santé (Revue) et 50 mg dans un protocole trouvé sur Internet. Pourrait-on clarifier les choses ?

Nous sommes en présence de doses de toute façon très basses. L’action d’un antimitotique est fonction de la masse du cancer à éliminer. En matière de prévention, nous sommes devant des masses très très faibles. D’autre part, il faut tenir compte de la dose totale.   De toute façon à ces doses l’hydrate de chloral n’a pas de toxicité. Il a été administré à des centaines de milliers d’enfants sous la forme du sirop Teyssedre que nous avions proposé avant son interdiction, sans la moindre anomalie de notée. Encore une fois, il faut respecter la méthode et non le chiffre.  La dose de 500mg matin et soir semble être cette à privilégier.

 – Quels sont les risques liés à la prise des différents produits du protocole de prévention active du cancer ? Doit-on s’attendre à quelques désagréments (maux de tête, nausée, malaise, etc.) ?

Considérons les 3 volets de la cure anti-cancer : la réduction alimentaire, la complémentation et la chasse terminale des micro-cancers ayant éventuellement résisté aux deux premières étapes. Les deux premiers volets ne présentent aucune difficulté. Le 3ème se résume à l’utilisation de produits actifs, mais à des doses très faibles par rapport aux doses habituellement prescrites. Leurs effets secondaires sont donc en général négligeables. Si une allergie est connue à l’un des produits utilisés, en tenir compte et en parler à son médecin. Mais cette phase est nécessaire pour assurer le nettoyage annuel des cellules mutées..

 – Que pensez-vous de la médication terminale proposée par J.P. Willem dans son livre « Prévenir et guérir le cancer » pour remplacer l’hydrate de chloral, la cortisone et la colchicine ?

Pour le docteur Willem, il s’agit de prendre durant les 10 derniers jours, Aroma nutrient n° 7, 2 gélules matin et soir, Kito-MFP 2 fois 2 gélules, et OAKY : 1 dose matin et soir. Leur propriété antimitotique est déduite de la pratique traditionnelle. A ma connaissance, il n’existe pas de travaux qui l’établisse.

Quels sont les antimitotiques alternatifs ?

Les plus connus sont les produits de Solomidès, de Beljanski, les plantes africaines introduites en France par le Docteur Tubéry, Gnidia krausiana. Mais aussi des plantes comme Taxus baccata TM, Vaccinum myrtillus TM, Podophyllinum TM. Il y en a d’autres. Malheureusement, les autorités ont interdit ces teintures mères. Un protocole de base est proposé dans la brochure. Nous établirons des variantes possibles, de façon à ce que chacun l’adapte à sa façon de vivre, à ses idées. Rien n’est figé. Il n’y a pas de recettes miracles. Il faut simplement respecter les principes énoncés.

Peut-on remplacer la cortisone par une plante cortisone like, comme le cassis en macérât glycérine ?

En général, les plantes de ce type ont une action douce et prolongée. Elles sont remarquablement utiles dans les infections respiratoires en particulier surtout chez l’enfant. Leur utilisation relève de l’expérience des médecins phytothérapeutes. Je n’ai pas d’éléments irréfutables pour affirmer qu’elles sont capables de relancer les divisions cellulaires qui est l’effet recherché.

 

SUR L’HORMONE DE CROISSANCE.

N’y a-t-il pas des conséquences différées à l’inhibition par irradiation de l’hypophyse qui ont empêché la généralisation de cette méthode pour lutter contre les maladies dégénératives ? Avons-nous des résultats d’expériences de longue durée sur les animaux ou sur l’homme prouvant l’efficacité et l’absence de conséquences collatérales néfastes ?

Cette action est très documentée en ce que dans des cas de complications du diabète l’irradiation de l’hypophyse a été réalisée sur de nombreuses personnes et depuis très longtemps. La dose est parfaitement établie : 13 grays et les conséquences sont connues. Seule la partie de l’hypophyse sécrétant l’hormone de croissance est concernées par l’irradiation. La chute de sécrétion est progressive et dure plusieurs mois. Les autres hormones hypophysaires continuent à être sécrétées. Comme son nom l’indique, cette hormone est indispensable à notre croissance de l’œuf fécondé à la puberté. Ensuite son action n’est plus indispensable. Par contre, elle peut faire croître les cellules souches normales et/ou potentiellement cancéreuses. C’est cette propriété qui est analysée par le Docteur Gernez.

En cas de déficit en cette hormone durant la croissance un nanisme est observé. Rien de particulier n’est observé après la fin de la croissance.

Nous avons demandé, en vain, à plusieurs reprises que le devenir des personnes ayant bénéficié de cette thérapeutique soit étudié : taux de survenue d’un cancer, en particulier, ce qui donnerait des indications très précieuses. Une action au niveau du Sénat (question écrite) avait abouti à la promesse que cette étude serait effectuée.

Aujourd’hui, les appareils disponibles permettent d’effectuer cette action très facilement d’une façon ambulatoire et sans complication. Une telle action face au devenir d’une personne atteinte d’un cancer et devant subir chimiothérapie, radiothérapie et chirurgie souvent lourdes et mutilantes, me parait tout à fait licite. Le vrai problème est que les services qui disposent de l’appareil ne veulent pas intervenir par exemple dans les cas de malades pour lesquels il n’y a plus de ressources thérapeutiques.